Ton chrono de trail est faux. Et c'est pas ta faute.
T'as calculé, t'as préparé, t'as regardé le profil. Et pourtant, sur la course, tout s'effondre au premier col. Pas parce que t'es mal entraîné. Parce que tu as fait l'erreur que tout le monde fait : tu as traité tous tes kilomètres pareil.
Un kilomètre à plat et un kilomètre à 2 500 m d'altitude, c'est pas le même effort. Une descente douce et un pierrier raide, c'est pas la même vitesse. Ton plan de course doit le savoir. C'est exactement pour ça qu'on a conçu le Facteur de Progression dans Segly.
Pourquoi tous les kilomètres ne se valent pas
En trail et en ultra-trail, l'erreur classique c'est de raisonner en allure moyenne — "je vais faire du 7 min/km" — et d'appliquer ce chiffre sur l'ensemble du parcours. Ça marche sur la route. Ça ne marche pas en montagne.
Le terrain impose sa loi. Sur une montée à fort dénivelé, tu peux tourner à 15 min/km. Sur une descente bien roulante, tu repasses sous les 5 min/km. Si tu planifies ton UTMB, ton Grand Raid ou même un trail local à profil varié avec une allure unique, tu vas te planter : trop optimiste sur les montées, trop conservateur sur les descentes, arrivée dans le rouge au dernier tiers.
Ce qu'il faut, c'est une analyse segment par segment, qui tient compte de ce que chaque portion va vraiment te coûter. C'est là qu'entre en jeu l'algorithme de Segly.
Ce que l'algorithme calcule : D+, pente et altitude
Dans Segly, chaque segment de ton fichier GPX reçoit un Facteur de Progression — une valeur entre 0 % et 100 %.
- 100 % → descente douce, conditions idéales. C'est ton plafond de vitesse.
- ~90 % → terrain plat. Légèrement en dessous à cause de la résistance à l'effort.
- En dessous, chaque contrainte du terrain fait baisser le chiffre.
L'algorithme prend en compte trois critères :
Le dénivelé positif (D+)
Plus tu montes avec une pente raide, plus ton facteur chute. L'énergie dépensée pour grimper ralentit mécaniquement ta progression.
La pente — dans les deux sens
La pente joue dans les deux sens. Une descente douce booste ton facteur. Une descente trop raide le fait chuter — tu freines, tu perds de l'énergie, tu prends des risques. Le fait de descendre ne veut pas dire que tu vas vite.
L'altitude
En dessous de 1 500 m, pas d'impact mesurable. Au-dessus, l'air se raréfie, l'oxygène diminue, et tes performances avec. L'algo intègre cet effet directement. Sur un parcours à haute altitude — Skyrunning, traversées alpines — ça change radicalement les chronos.
Résultat : pour chaque segment de ton GPX, Segly te donne un chiffre précis, pas une estimation au doigt mouillé.
Ce que la machine ne sait pas — et pourquoi c'est voulu
L'algorithme est puissant. Mais il a des angles morts, et on préfère être honnêtes là-dessus.
Le terrain technique. Un pierrier, de la boue, du sable. Même profil GPX, même dénivelé — tu avances deux fois moins vite qu'en sentier bien tracé. Cette information n'existe pas dans un fichier GPX. Le GPS ne voit pas la texture du sol.
La météo. Vent de face, pluie battante, chaleur à 35 °C, orage en altitude. Ces paramètres peuvent dégrader radicalement tes chronos. Aucune donnée météo dans un fichier GPX.
Face à ces limites, on a fait un choix clair : laisser la main à l'utilisateur. Tu connais ton terrain mieux que n'importe quel algorithme. Dans Segly, tu peux ajuster manuellement le Facteur de Progression de chaque segment. L'application recalcule instantanément.
Données objectives de l'algo + expérience terrain de l'athlète = un chrono qui tient la route. C'est ça la philosophie de Segly.
Comment utiliser Segly concrètement
- Importe ton fichier GPX sur segly.vo2run.app. L'app découpe automatiquement ton parcours en segments cohérents.
- Consulte le Facteur de Progression de chaque segment : D+, pente, altitude — tout est déjà pris en compte.
- Repère les segments que tu connais. Pierrier, passage boueux, portion roulante... Tu sais ce que le GPX ne dit pas.
- Ajuste le curseur sur les segments concernés. Segly recalcule en temps réel.
- Récupère ton chrono réaliste, segment par segment. Pas une estimation au doigt mouillé — un planning de course utilisable.
C'est le même processus que les coureurs d'élite appliquent manuellement depuis des années, automatisé et accessible à tous.
Ton prochain trail mérite un vrai chrono
La préparation trail, c'est trop souvent une estimation optimiste multipliée par le nombre de kilomètres. Ça donne des chronos qui s'effondrent à mi-course, des ravitaillements ratés, une fin de course dans la souffrance.
Le Facteur de Progression, c'est l'outil qui manquait entre le "je vise X heures" et la réalité du terrain. Il ne promet pas la perfection — il y a des choses qu'aucun algorithme ne peut prédire. Mais il te donne une base solide, segment par segment, que tu affines avec ce que toi seul sais.
Analyse ton prochain parcours dès maintenant sur segly.vo2run.app.
SEGLY